La gangrène des narcos et autres criminels

Publié le par Français du monde - adfe - Costa Rica

Les écologistes et avec eux le Costa Rica menacés par le crime organisé.


Le Costa Rica vit du tourisme et les autorités ne cherchent même pas à protéger ceux et celles qui protègent l’or vert costaricien.


Jairo Mora, 26 ans, protégeait les tortues marines. Il patrouillait sur les plages de Limón pour éviter que les nids des  tortues marines soient pillés. Il est mort mains liées, torturé et achevé avec une balle dans la tempe.


Sur les plages de la côte atlantique, enfouis dans le sable, il y a aussi des sacs de drogue que les pilleurs de nids ramassent pour les remettre aux trafiquants.

Jairo avait en vain averti du danger que représentent ces groupes mêlés de braconniers et de bandes de narcos, et d’autres écologistes qui assument la surveillance de ces immenses plages costariciennes, ont eux aussi rapporté les menaces dont ils sont l’objet.

Peu à peu la gangrène des cartels de la poudre blanche s’empare du Costa Rica.

 

Tout le monde le sait : ce pays est une étape sur la route de la drogue entre la Colombie et les Etats Unis ; ce pays vit avec l’argent du blanchiment de l’argent et certains fonctionnaires sont corrompus. Dernièrement le chef de la police des gardes côtes de Puntarenas a été arrêté pour ses liens avec les narcotrafiquants. 



L’engagement de Mora lui a couté la vie, mais qu’il ne soit pas mort pour rien. Il est peut-être encore temps que le Costa Rica engage une vraie lutte contre le crime organisé.


En tout cas, personne ne patrouillera cette nuit sur les plages de Moín et ces milliers d’œufs qui vont être emportés, ce seront des milliers de tortues marines qui ne reviendront jamais sur les plages de Limón.

 

 

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Publié dans Au Costa Rica

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