Droit de réserve et liberté d’expression dans les établissements français de l’étranger

Publié le par Français du monde - adfe - Costa Rica

Après avoir rappelé en France en janvier un enseignant représentant syndical à Rio, l’AEFE (Agence pour l’enseignement du Français à l’Étranger) s’en prend maintenant à Mehdi BENLAHCEN enseignant au Portugal, et Conseiller AFE.

Thierry était instituteur au lycée Molière de Rio. Il a été accusé de harcèlement moral pour avoir exigé des explications sur un calendrier à la directrice de l'école. Quoi de plus normal pour un dirigeant syndical ? Marié à une citoyenne brésilienne et père de deux jeunes enfants, il a dû quitter sa famille et rejoindre son académie d’origine, Versailles.

Medhi, lui a pris position sur le devenir de l'Institut français de Lisbonne dont les locaux doivent être déplacés, il a été rappelé à l'ordre par l'AEFE pour ses "propos diffamatoires" tenus à l'égard de la politique menée par l'Ambassadeur de France à l'institut français du Portugal". Il aurait outrepassé "son devoir de réserve". Pourtant il est aussi Conseiller consulaire démocratiquement élu, mais à l'étranger certaines ambassades constituent encore des sortes de résidus d'Ancien Régime.

La problématique n'est pas nouvelle.

Le droit de réserve est brandi par les divers directeurs et proviseurs pour que les enseignants(e)s s’abstiennent de critiquer les comités de gestion. Faut-il donc se taire quand la gestion est mauvaise ? N’est-ce pas le rôle d’un Conseiller consulaire d’intervenir auprès d’un Institut français ?

Alors que l'AEFE sache que le droit de réserve n’est pas au-dessus de la liberté d'expression qui est un droit fondamental pour tous, et qui plus et pour les représentants syndicaux !

Et là, il s’agit d’enseignants résidents AEFE, alors que dire des recrutés locaux à la merci du moindre petit proviseur dictateur et des comités de gestion des établissements français à l’étranger ?

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